Le Domaine des Pionniers fermera l’an prochain
Photo: Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec | Facebook L’état du bâtiment du Domaine des Pionniers, à Val-d’Or, est préoccupant et le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) demandent au gouvernement un plan d’urgence immédiat, d’être transparent quant aux rapports et de s’engager fermement au maintien des personnes résidentes dans la région.
Des travaux d’urgence ont eu lieu afin de prolonger la vie de l’immeuble de façon sécuritaire pour une durée maximale de 12 mois.
« La situation d’incertitude dans laquelle les résidentes et les résidents des Pionniers à Val-d’Or sont plongés est insoutenable. Perdre leur logement plongerait des dizaines d’aînés dans une détresse terrible, alors qu’il n’y a tout simplement pas assez de logements abordables dans leur ville. La solution proposée par Accès Patrimmo, de construire une nouvelle RPA à but non lucratif, semble leur seul espoir, mais elle est toujours en attente de financement. En plein crise du logement, quand les organismes se mettent en mode solution, il faut que le gouvernement soit assez agile pour répondre rapidement. Je demande au premier ministre de s’engager à confirmer les sommes nécessaires, sans attendre le financement fédéral, d’ici la fin novembre. Aucun aîné ne doit se retrouver à la rue l’hiver à Val-d’Or ou ailleurs au Québec », a réagit la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, à l’annonce de la fermeture.
Cette résidence, qui accueille des personnes aînées à faible revenu, est considérée comme un maillon essentiel du filet social régional.
« Nous réclamons la plus grande transparence de la part des autorités gouvernementales. Les personnes résidentes, leurs familles, les travailleuses et les travailleurs ainsi que la population ont le droit de connaître l’état réel de la situation, les résultats des expertises réalisées et les solutions qui sont envisagées. Jusqu’ici, nous avons essuyé des refus des organisations mandataires », précise Marjolaine Côté, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (FSSS-CSN).
Dans le contexte de crise du logement, la disparition de cette résidence soulève des préoccupations humaines, sociales et économiques.
Pour le CCATNQ-CSN et la FSSS-CSN, les résidents, leurs familles, les travailleurs et travailleuses ont droit à une information complète quant à l’avenir de l’établissement.
Ensemble, ils demandent au gouvernement provincial, à la Société d’habitation du Québec et à Santé Québec de rendre publics les rapports et expertises justifiant les décisions envisagées ; de déposer un plan d’urgence détaillé pour les personnes résidentes, de garantir le maintien des aînés dans la région et à proximité de leurs réseaux de soutien ; d’assurer l’accompagnement des personnes qui devraient être relocalisées ; de protéger les emplois des travailleurs et travailleuses concernés ; de présenter un plan permanent de remplacement des unités d’habitation qui pourraient être perdues et de confirmer les investissements nécessaires pour préserver et développer une offre de logement abordable, notamment destinée aux aînés.
« Aucune fermeture ne devrait être envisagée sans qu’un plan concret, financé et réaliste soit présenté pour assurer leur maintien dans la région et leur accès à un milieu de vie comparable », conclut le syndicat.