400 000 $ pour les stérilisateurs du bloc opératoire de l’hôpital de Val-d’Or

Carolane Beauregard | 27 octobre 2026 | 11:33
L’équipe de l’Unité de retraitement des dispositifs médicaux de Val-d’Or est rassemblée devant le nouveau stérilisateur. (Photo: Courtoisie Fondation du Centre hospitalier de Val-d'Or)

La Fondation du Centre hospitalier de Val-d’Or annonce un investissement de 400 000 $ pour le projet d’acquisition des stérilisateurs du Centre hospitalier de Val-d’Or.

Cet investissement permet le remplacement des deux stérilisateurs du bloc opératoire ainsi que du système d’osmose qui les alimente.

Le premier stérilisateur est déjà en fonction, le deuxième et le système d’osmose seront installés au cours des prochaines semaines.

« En quelques semaines, trois importantes entreprises de notre milieu ont répondu à l’appel afin que nous trouvions ensemble une solution. C’est la force d’une Fondation qui mobilise ses partenaires. Nous demeurons en veille, avec eux, pour soutenir notre centre hospitalier et éviter d’autres coupures de service », indique le directeur général de la Fondation, Donald Ferland.

La Fondation en partenariat avec Santé Québec — Abitibi-Témiscamingue, a choisi d’agir rapidement à la suite des récents bris afin d’assurer aux patients et aux équipes chirurgicales, une stérilisation fiable et durable.

Agnico Eagle, Eldorado Gold Québec, Fresnillo et la Fondation contribuent tous la somme de 100 000 $ pour ce projet.

La frustration persiste

Le maire de Val-d’Or, Serge Allard, qui a dénoncé les ruptures de services lorsqu’elles sont survenues, accueille l’annonce avec frustration.

« Ça n’a pas de bon sens. Je trouve ça inadmissible que le milieu soit obligé de payer pour des stérilisateurs qui est un équipement normal dans un hôpital », mentionne le maire.

Bien qu’il comprenne et reconnaît que cet investissement permet de « pallier un manque », cela devrait être la responsabilité de Santé Québec, selon lui.

« On a crié, le milieu a crié, la population ou des gens comme moi ont crié puis on dit que ça n’a pas de bon sens. Santé Québec est obligé d’agir. Ça, ce n’est pas agir, c’est demander au milieu de payer. Sans [cet investissement], on aurait eu des ruptures de service encore plus longtemps. C’est choquant », ajoute Serge Allard.

M. Allard profite également de la situation pour réitérer le manque de services, notamment au niveau de la santé à Val-d’Or et dans la région.