Tel-jeunes offre un nouveau moyen aux jeunes de se confier

Carolane Beauregard | 26 octobre 2026 | 12:35
Photo: Unsplash

Tel-jeunes fait évoluer ses services en intégrant les messages vocaux à son service de clavardage, une première au sein des services d’intervention professionnelle de première ligne au Québec.

Les adolescents peuvent désormais se confier par écrit, par message vocal ou en combinant les deux.

« Depuis plusieurs années, les ados nous demandent d’ajouter les messages vocaux comme moyen de communication dans nos services. Pour beaucoup d’entre eux, c’est devenu une façon naturelle de livrer leurs émotions et de décrire des situations complexes. Savoir qu’il est possible de se confier à leur façon peut faire toute la différence entre demander de l’aide et rester seul avec son problème », indique la directrice des services et de l’expertise à Tel-jeunes, Myriam Day Asselin

L’organisme a annoncé en août que 84 % des adolescents québécois se retiendraient de demander de l’aide face à un problème qui leur semble insurmontable.

Cet ajout a été « pensé pour laisser aux ados le contrôle sur la façon dont ils souhaitent s’exprimer ». La nouvelle fonctionnalité permet de réécouter le message avant l’envoi, d’effacer et de recommencer selon les besoins du jeune et de passer avec fluidité de l’écrit à l’audio au sein d’une même conversation.

« Pouvoir entendre la voix de l’ado, son débit et son ton, ça nous donne une meilleure idée de son état et ça nous aide à mieux nous ajuster pendant l’échange. Par exemple, une expérience récente m’a permis de faire des exercices de respiration avec un ado en détresse, les bénéfices ont été directs », explique une intervenante psychosociale à Tel-jeunes, Emmanuelle Gosselin.

L’organisme souligne que l’ensemble de son équipe d’intervention a reçu une formation clinique adaptée à l’utilisation des messages vocaux.

Aujourd’hui, 80 % des jeunes qui contactent l’organisme le font par écrit, avec une prédominance marquée pour le clavardage.