L’Abitibi-Témiscamingue reçoit 294 000 $ pour lutter contre l’itinérance
Photo: Deposit photos Du montant total annoncé du Fond d’aide d’urgence, soit 28 M$, les organismes en itinérance de la région se partageront 294 000 $ pour la réalisation de leurs projets.
Bien que cette aide soit bénéfique pour les organismes, ceux-ci ne savent pas quel montant du 294 000 $ ils obtiendront pour la réalisation de leurs projets.
La Ville de Val-d’Or accueille favorablement cette aide qui devrait permettre à La Piaule d’ajouter 10 places d’hébergement et de prolonger ses heures d’ouverture, mais juge que le montant accordé à la région demeure nettement insuffisant.
« Nous sommes heureux que La Piaule puisse réaliser ses projets. Son équipe accomplit un travail colossal et essentiel. Chaque somme reçue compte. Mais le nouveau gouvernement a fait de la lutte à l’itinérance une priorité et nous nous attendons à ce que ses décisions en témoignent aussi dans notre région. Pour toute l’Abitibi-Témiscamingue, 294 000 $, c’est bien peu devant l’ampleur des besoins. Ce premier geste ne me rassure pas sur la place accordée à notre réalité dans les priorités gouvernementales », affirme le maire de Val-d’Or, Serge Allard.
Le financement annoncé le 23 octobre dernier doit permettre de réaliser 200 projets pour des mesures d’urgence à travers la province cet hiver.
Alors qu’Ottawa et Québec annoncent vouloir mettre fin à l’itinérance, la Ville réclame un soutien financier accru et durable pour assurer la continuité des services, renforcer l’accès au logement et offrir un accompagnement à long terme.
« L’Abitibi-Témiscamingue contribue à la richesse du Québec. Il est difficilement acceptable que notre région doive constamment insister pour obtenir les moyens de répondre à des besoins aussi fondamentaux. Nous espérons [que Québec] fournira les ressources adéquates, notamment en santé et en services sociaux, pour que les investissements fédéraux se traduisent chez nous par des solutions durables et un véritable accompagnement des personnes », conclut Serge Allard.