Bilan de mi-saison 2026 des récoltes et des cultures en Abitibi-Témiscamingue

Carolane Beauregard | 17 juillet 2026 | 09:56
Photo: Unsplash

La Financière agricole du Québec a publié son bilan de mi-saison du Programme de récolte, dressant un portrait des conditions climatiques qui furent observées et de leurs effets sur les cultures, en plus de traiter de la survie hivernale des cultures pérennes, des céréales d’automne et des abeilles, de l’état d’avancement de l’ensemencement, du développement des cultures annuelles ainsi que du déroulement des premières récoltes.

Voici les faits saillants en Abitibi-Témiscamingue :

  • Le printemps et le début de l’été ont été marqués par une bonne réserve d’eau due à la fonte des neiges.
  • Les semis ont été terminés avant les dates limites, mais 7 à 10 jours après la normale. Un retard a également été constaté quant à la première fauche de foin.
  • Le retard de croissance des plantes pérennes est dû aux températures fraîches et gels tardifs de mai ralentissant le démarrage des plantes et leur maturité optimale pour la récolte.
  • Le foin sec de qualité est difficile à obtenir en première fauche dans le secteur du Témiscamingue. La qualité globale est satisfaisante, mais les quantités sont limitées.

Portrait à l’échelle nationale

En hiver, une accumulation de neige dès novembre a nui aux producteurs de grains pour les récoltes tardives. Les températures furent à la normale malgré des redoux importants et des périodes très froides. De plus, la neige fut plus abondante qu’à la normale en janvier dans quelques régions. Finalement, la survie hivernale pour les céréales d’automne et les abeilles furent en dessous de la normale dans la plupart des régions, la survie des prairies a varié de bonne à inférieure à la normale et ce fut une bonne survie des arbustes fruitiers et des pommiers.

Au printemps, la saison de production de sirops d’érable fut plus longue et s’est terminée plus tard qu’à la normale. Des températures fraîches ont engendré un faible niveau d’assèchement dans la majorité des régions. De plus, des conditions ont ralenti la germination et l’émergence des plantes annuelles en plus d’être propices à la prolifération et à la présence d’insectes dans certains secteurs.

À l’été, en date du 7 juillet, la levée des cultures fut relativement homogène dans la plupart des régions et un retard de croissance fut rattrapé par les températures plus clémentes et chaudes. La température moyenne fut à la normale et une vague de chaleur fut présente dans la deuxième semaine de juin. Les précipitations furent parfois fortes, mais moins nombreuses que la moyenne en juin.

En collaboration avec Christophe Moquin