Communautaire à boutte : « Les solutions sont sur la table »

Carolane Beauregard | 26 octobre 2026 | 11:18
Photo: Courtoisie (Photo d'archive)

En lien avec les récents événements survenus au centre-ville d’Amos, la Corporation de développement communautaire d’Amos refuse de réduire ces tragédies à une question de sécurité publique, à l’itinérance ou aux problèmes de santé mentale.

Les organismes communautaires du milieu travaillent à développer des réponses concrètes, adaptées aux réalités de la population.

« Les organismes communautaires ont fait leurs devoirs : ils se concertent, développent des projets et interpellent les décideurs. Il est maintenant temps que cette mobilisation trouve un écho concret auprès du nouveau gouvernement », mentionne la Corporation de développement communautaire d’Amos.

Le Comité de logement Amos-Harricana souhaite notamment réaliser un projet d’unités locatives destinées aux personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir. Deux intervenants et un gardien seront présents dans l’immeuble pour accompagner les gens.

« Malgré la pertinence de cette initiative et les besoins observés sur le terrain, le comité n’a pas obtenu l’écoute gouvernementale nécessaire pour faire avancer le projet », indique la Corporation de développement communautaire d’Amos.

L’organisme souligne également la situation préoccupante concernant l’unité interne en santé mentale à Amos qui est fermée depuis un an et demi.

« Pour notre territoire, les conséquences d’une telle situation ne peuvent être considérées comme secondaires. L’accès à des services de proximité est fondamental, particulièrement pour les personnes vivant une crise », ajoute le Centre de développement communautaire d’Amos.

Ainsi l’organisme demande au nouveau gouvernement péquiste de faire avancer le projet de logement, du Comité de logement Amos-Harricana, de clarifier les intentions et l’échéancier concernant la réouverture de l’unité interne en santé mentale d’Amos et de soutenir les initiatives qui agissent en prévention et en accompagnement.

« Nous n’avons pas besoin de promesses supplémentaires. Nous avons besoin d’écoute, d’engagements clairs et de solutions qui se réalisent », conclut la Corporation de développement communautaire d’Amos.