« Les attentes sont grandes, mais la période d’attente sera courte »

Carolane Beauregard | 7 octobre 2026 | 08:31
Martin Ferron, maire de Malartic. (Photo: Ville de Malartic)

La « vague bleue » observée dans la région et l’élection de Stéphane Tremblay dans Abitibi-Est est accompagnée de grandes attentes du côté de Malartic.

Le Parti québécois (PQ), comme la majorité des partis, a promis une réorganisation au niveau des redevances minières, ce qui demeure une priorité pour le maire de Malartic, Martin Ferron. Actuellement, la région reçoit 10 % de redevances alors qu’elle en demande 25 %.

M. Ferron affirme qu’il n’est pas le seul maire à s’impatienter puisqu’« on est en train de perdre les meilleures années de redevances jamais enregistrées au Québec… et on passe encore sous la table en ce moment ».

En plus des redevances minières, le maire de Malartic soutient la Déclaration de l’Abitibi-Témiscamingue pour les demandes au niveau régional et territorial.

« Il y a un déséquilibre fiscal entre 600 et 800 millions en Abitibi-Témiscamingue, ça veut dire qu’on envoie près de 800 millions de plus en argent que Québec nous donne en service », a-t-il indiqué, mécontent.

Martin Ferron tonne qu’aucune région n’accepterait « une chose de même, on a été trop passif dans les dernières décennies. Là c’est terminé. Il va y avoir des actions qui vont être mises en place régionalement si ça ne change pas ».

Puisque la campagne électorale s’est terminée lundi et que les députés n’ont pas encore été assermentés, la Ville est à l’étape de dénoncer et d’exiger du changement.

Il n’exclut pas la possibilité de bloquer de futurs projets « pas parce qu’on ne veut pas les accueillir, mais parce qu’on n’a pas les moyens », bien qu’il trouve cette possibilité regrettable.

De nouveaux projets d’envergures seraient développés en fly in fly out, ce qui n’est pas souhaitable pour la Ville de raison de la pression qu’un tel modèle impose aux infrastructures et aux services de la communauté.

« On s’attend à des négociations et à du travail de représentation, de nous représenter et nos attentes à Québec. Les attentes sont grandes, mais la période d’attente sera courte », a conclu Martin Ferron.