Christine Fréchette quitte son poste de cheffe de la Coalition avenir Québec

La Presse Canadienne | 6 octobre 2026 | 15:54
LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot

Après une défaite cinglante lundi soir, Christine Fréchette jette l’éponge. Elle a annoncé mardi qu’elle démissionnait de son poste de cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ).

«Je pars avec le sentiment d’avoir servi le Québec au meilleur de moi-même», a-t-elle affirmé lors de son annonce de départ mardi à l’Assemblée nationale. 

La soirée électorale de lundi a été difficile pour la CAQ, qui a été rayée de la carte. Le parti n’a récolté que 13 % des suffrages.  

«Comme cheffe, j’en porte la responsabilité», a-t-elle dit. 

Il appartiendra aux instances du parti de s’occuper de la suite des choses, a-t-elle ajouté, en réaffirmant sa foi dans cette troisième voie que représente la CAQ. 

«La troisième voie, c’est la meilleure option pour le Québec. Je ne la porterai plus comme cheffe, mais je continuerai profondément d’y souscrire», a-t-elle soutenu.

Elle s’est dite convaincue que la CAQ survivra à cette défaite amère, grâce aux militants, aux bénévoles et à l’équipe de la permanence du parti. «Grâce à vous, notre parti va demeurer bien vivant. Il va pouvoir se relever et se renouveler.»

La campagne caquiste a aussi été ardue. Christine Fréchette a tenté en vain d’imposer le sujet de la guerre tarifaire de Donald Trump pour se poser comme la candidate de la stabilité et de l’économie. 

Ses nombreuses attaques contre le Parti québécois et sa promesse référendaire n’ont pas fait mouche face à un électorat qui souhaitait ardemment du changement. 

Après avoir fait élire 90 députés en 2022, la CAQ se retrouve donc sans aucune représentation à l’Assemblée nationale. 

«C’est trop peu»

Mme Fréchette a succédé à François Legault en avril dernier, après avoir remporté la chefferie face au ministre Bernard Drainville. 

Elle aura donc été à la tête de la formation politique et première ministre durant seulement six mois. 

Christine Fréchette a été la deuxième femme à occuper le poste de première ministre du Québec, après Pauline Marois – dont le règne a duré environ 19 mois. 

«Depuis la confédération en 1867, le Québec a donc été dirigé par une femme pendant environ 25 mois sur 159 ans. C’est trop peu», a-t-elle soutenu.

«L’usure du pouvoir»

Son prédécesseur, François Legault, a remercié Christine Fréchette pour son engagement en politique. 

«Elle a fait preuve de beaucoup de courage lors de cette campagne électorale. Elle n’est pas responsable de “l’usure du pouvoir” qui frappe tous les gouvernements», a-t-il écrit sur X. 

Avant de devenir cheffe de la CAQ, Christine Fréchette a occupé les fonctions de ministre de l’Immigration ainsi que de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie.