Le Parti Québécois remporte les trois circonscriptions de la région

Carolane Beauregard | 6 octobre 2026 | 14:31
Photo: Carolane Beauregard - monabitibi.ca

L’Abitibi-Témiscamingue a élu un trio péquiste aux élections du 5 octobre.

Abitibi-Ouest

L’élection de Sébastien D’Astous n’aura pas pris longtemps à être annoncée. Environ 30 minutes après la fermeture des bureaux de vote, son élection a été officialisée, avec une avance importante.

« Je vais être présent [pour les électeurs], comme je l’ai toujours été. Je vais faire de la politique de cœur, de la politique présente, de terrain, avec l’objectif d’améliorer leur sort, d’améliorer leur qualité de vie. Je ne prends pas ça à la légère, ça va être un combat de tous les jours », a annoncé Sébastien D’Astous, à la suite de l’annonce de son élection.

Lors de sa campagne, il a ciblé trois enjeux régionaux qu’il souhaite prioriser, le premier était la reconnaissance des particularités de l’Abitibi-Témiscamingue.

« On est vraiment une région à part entière qui est très différente des autres. Décentraliser le pouvoir pour avoir une gouvernance locale qui va être beaucoup plus adaptée, beaucoup plus proche des réalités citoyennes », a-t-il expliqué, estimant que les programmes et les décisions prises à Québec ne tiennent pas compte des réalités régionales.

La deuxième priorité est la valorisation de l’aspect que l’Abitibi-Témiscamingue est une région ressource.

« Il faut qu’on valorise les ressources. On va le faire de façon le plus écoresponsable possible, en phase avec les Premières Nations pour s’assurer qu’il y a une acceptabilité sociale », ajoute le député.

Finalement, il souhaite mettre fin au navettage, mais demeure conscient qu’il y a beaucoup d’enjeux en lien avec le fly in/fly out.

« Ça va prendre des places en garderie, des places pour des logements, il va falloir agrandit nos périmètres urbains pour avoir des terrains pour pouvoir de loger », a énuméré le député.

Malgré ces priorités, Sébastien D’Astous sait que la crise du logement est une réalité bien présente dans la région.

Rouyn-Noranda–Témiscamingue

L’ancienne mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire a été élue députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue peu de temps après l’élection de Sébastien D’Astous.

En campagne électorale, la députée a mis de l’avant la décentralisation des pouvoirs, tout comme son collègue dans Abitibi-Ouest.

« C’est très important pour moi et ce pour quoi je me suis présentée comme candidate pour le Parti québécois, c’est aussi cet engagement clair de décentraliser les pouvoirs, les décisions vers les régions pour avoir des régions plus fortes », a expliqué la députée.

Elle s’engage également à réduire la paperasse bureaucratique et comme son Parti, à réduire l’itinérance.

« C’est un engagement qui me tient à cœur de réduire toute la paperasse, la bureaucratie, faire un allègement réglementaire pour faciliter les projets, pour faciliter la vie de nos entreprises et de nos organismes », ajoute l’ancienne mairesse.

L’aspect de décentralisation plaît beaucoup à plusieurs maires de la circonscription.

Abitibi-Est

Stéphane Tremblay a été élu dans Abitibi-Est, délogeant ainsi la Coalition avenir Québec. Il a reçu plus de 34,6 % des votes.

L’annonce a été faite peu de temps après Diane Dallaire.

Stéphane Tremblay n’a pas répondu à notre demande d’entevue.