« C’est une très bonne nouvelle pour la région »

Carolane Beauregard | 23 octobre 2026 | 12:05
Sébastien D’Astous, ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec et ministre délégué à l’Efficacité gouvernementale et à l’Allégement réglementaire de l’État, prononçant son sermon lors de l’annonce du Cabinet ministériel le 21 octobre 2026. (Photo : Courtoisie)

Le député d’Abitibi-Ouest, Sébastien D’Astous a été nommé ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec et ministre délégué à l’Efficacité gouvernementale et à l’Allégement réglementaire de l’État.

En campagne électorale, la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue a réitéré plusieurs fois sa demande d’un ministre régional.

Le Parti québécois (PQ) s’était engagé à nommer un ministre régional, promesse qu’il a tenue.

« J’ai été président de la Conférence des préfets [de l’Abitibi-Témiscamingue] et sur plusieurs conseils d’administration. Je connais bien la région, je connais bien nos enjeux, nos particularités. En même temps je connais bien aussi les relations avec le gouvernement. C’est sûr que de bagage-là va m’être très important pour réaliser mes mandats », affirme le ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue.

Lors des discussions du Cabinet, le ministre ajoute qu’il aura « le souci de ramener dans les discussions que l’Abitibi-Témiscamingue a des réalités qui parfois coûtent plus cher ou qui nécessitent des processus différents ».

« Il faut que les gens réalisent qu’on a des particularités régionales. Il y a des choses qui doivent être adaptées et ça, il faut l’avoir vécu pour le réaliser », souligne Sébastien D’Astous.

Bien qu’être ministre responsable de la région comporte son lot de charge, Sébastien D’Astous aura également le mandat d’alléger la tâche administrative de l’état.

« C’est une très grosse charge, mais en même temps, c’est beaucoup de bonheur parce qu’à partir du moment où tu simplifies la vie des gens, ils ne peuvent faire autrement qu’être heureux ou presque. C’est une charge que je prends à cœur, je vais mettre toutes les énergies nécessaires pour bien représenter l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec et a simplifié le processus de l’État », ajoute-t-il.

Rappelons qu’aucun député régional n’a été nommé au conseil des ministres de 2022 à 2026, sous le gouvernement de la Coalition avenir Québec. Dû à cette absence d’un ministre régional, les maires et mairesses ainsi que les acteurs économiques ont de grandes attentes envers le nouveau ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, surtout en lien avec les redevances minières.

« Il y a un déséquilibre fiscal entre 600 et 800 millions en Abitibi-Témiscamingue, ça veut dire qu’on envoie près de 800 millions de plus en argent que Québec nous donne en service. On s’attend à des négociations et à du travail de représentation, de nous représenter et nos attentes à Québec. Les attentes sont grandes, mais la période d’attente sera courte », a mentionné le maire de la Ville de Malartic, Martin Ferron au lendemain des élections.

Lors de la cérémonie du 21 octobre, le premier ministre, Paul St-Pierre-Plamondon a demandé à M. D’Astous de prioriser la restructuration des régimes de redevances minières.

En campagne électorale, le PQ s’est engagé à accroitre les retombées directes dans les régions ressources à 10 %, ce qui représente environ 27 M$ annuellement pour l’Abitibi-Témiscamingue.

« Je m’attends à ce que ça soit difficile, mais je prends le défi. Je pense que j’ai tous les outils pour bien réaliser mes mandats », conclut le ministre.