Projet de développement domiciliaire sur les rives de la rivière Harricana | Abitibiwinni veut être consultée
Courtoisie Le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni (CPNA) veut être entendu dans un projet de développement domiciliaire sur les rives de la rivière Harricana. Le conseil affirme n’avoir été consulté, ni par le promoteur, ni par la Ville d’Amos. Il affirme que le secteur est utilisé depuis des générations par des membres de la Première nation pour des activités traditionnelles, comme la chasse à l’outarde, la pêche et le canot.
« Pour le CPNA, le fait qu’un terrain soit situé dans un périmètre urbain et qu’il soit de propriété privée ne signifie pas que les usages, les droits et l’importance culturelle de ce territoire pour les Abitibiwinnik doivent être écartés », affirme Chantal Kistabish, cheffe du CPNA.
De plus, le secteur est situé près du cimetière des Abitibiwinnik ainsi que sur des lieux associés à l’histoire et à la présence ancestrale de la communauté. On affirme qu’une île revêt aussi une importance particulière pour les Premières nations.
On s’inquiète que de futures aménagement, comme des quais ou des infrastructures riveraines, puissent être envisagées dans le secteur. « Nous devons nous assurer que le développement ne compromette pas des lieux qui ont une valeur culturelle, historique ou archéologique pour notre communauté. Ce sont des éléments qui doivent être considérés avant que le développement ne soit autorisé ou concrétisé », souligne James Cananasso, vice-chef du CPNA.
Conscient que le projet concerne un terrain privé situé en périmètre urbain, le CPNA estime qu’il faut un véritable dialogue lorsque des secteurs d’importance pour sa communauté sont touchés.
« Nous ne sommes pas contre le développement. Nous sommes contre le développement qui se fait sans consultation de notre communauté sur notre territoire non-cédé», précise M. Cananasso.
Privilégiant une approche fondée sur le dialogue et la protection des lieux qui présentent une valeur culturelle et historique, le CPNA se dit dans l’attente d’un suivi de la Ville d’Amos alors qu’il estime que les intérêts des Abitibiwinnik doivent être pris en compte pour la suite de ce dossier.