Paramédics: au lendemain d’un rejet, les parties en attente de la reprise des négos
LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov La négociation avec les syndicats de paramédics entre dans une phase d’attentisme, au lendemain du rejet de l’entente de principe qui était intervenue avec le principal regroupement de syndicats de paramédics.
Cette longue négociation concerne plusieurs parties syndicales et plusieurs parties patronales avec, comme bailleur de fonds, le gouvernement du Québec.
Les syndicats de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, ont rejeté à 71,6 % l’entente de principe qui était intervenue, à la fin du mois de juillet, pour renouveler leurs conventions collectives. Cela touche notamment Urgences-santé, qui couvre Montréal et Laval.
La fédération syndicale, qui a environ 3300 membres, devra maintenant retourner devant ses membres pour comprendre pour quelles raisons ils ont rejeté l’entente de principe, avant de pouvoir reprendre la négociation avec les employeurs et le gouvernement du Québec, en tenant compte de ces informations.
Cette phase d’attentisme a aussi des répercussions sur les autres organisations syndicales, comme la Fédération du préhospitalier du Québec — un regroupement indépendant des centrales — la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier, rattachée à la FTQ, et le syndicat des Travailleurs ambulanciers syndiqués de Beauce — aussi indépendant.
Les priorités de négociation diffèrent parfois selon l’organisation. Si la FSSS montrait jusqu’ici surtout du doigt la rémunération, la Fédération du préhospitalier du Québec (FPHQ), qui a plus de 2000 membres, met l’accent sur la retraite.
«Comme nous l’avons mentionné à plusieurs reprises, la quasi-totalité des autres demandes sont déjà réglées. Aujourd’hui, le seul obstacle majeur qui empêche une entente demeure la retraite des paramédics. La balle est donc toujours dans le camp du gouvernement», affirmait la Fraternité du préhospitalier dans un message récent à ses membres.
Quant à la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier, rattachée à la FTQ, ses membres avaient rejeté l’entente de principe dans une proportion de 92 %, plus tôt ce mois-ci.
«Plusieurs enjeux majeurs demeurent sans réponse satisfaisante, notamment les conditions permettant aux paramédics de partir à la retraite, les conditions de travail des travailleuses et travailleurs à temps partiel ainsi que la prime UHU, dont l’application crée une disparité de traitement entre les régions. La reconnaissance salariale demeure également au cœur des préoccupations», avait résumé la fraternité, lorsqu’elle avait annoncé le rejet par ses membres.
Du côté du Conseil du trésor, on se disait prêt, vendredi, à continuer les négociations lorsqu’on saura davantage à quoi s’en tenir du côté syndical.