Arsenic dans l’urine: Glencore publie les résultats d’une étude de biosurveillance

La Presse Canadienne | 9 juin 2026 | 11:20
La fonderie Horne, propriété de Glencore, est photographiée à Rouyn-Noranda le 29 octobre 2022. LA PRESSE CANADIENNE/Stéphane Blais Stephane Blais

Une étude de biosurveillance réalisée par la firme ontarienne Intrinsik Corp et financée par Glencore Canada conclut que les niveaux d’arsenic chez les participants de Rouyn-Noranda  sont «comparables ou inférieurs à ceux observés chez d’autres Canadiens». 

La Fonderie Horne avait annoncé le lancement d’un programme volontaire de biosurveillance à l’arsenic pour ses employés et leurs proches, en février 2025. 

De l’urine de 81 enfants et 164 adultes ont été analysés ainsi que des rognures d’ongles. 

Mardi matin, le vice-président et toxicologue principal d’Intrinsik, Elliot Sigal, a présenté les résultats de l’étude commandée et payée par Glencore lors d’un breffage technique adressé aux médias. 

«Les taux d’arsenic des participants étaient égaux ou inférieurs à la moyenne nationale canadienne» et «l’alimentation était le principal contributeur de l’exposition à l’arsenic, plus que la proximité de la fonderie», a indiqué Monsieur Sigal. 

À l’été 2022, un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) révélait que, sur une période de 70 ans, un nombre excédant de citoyens de Rouyn-Noranda, entre 1 et 14, développeraient un cancer si l’entreprise Glencore ne diminuait pas la concentration d’arsenic dans l’air produit par la fonderie. 

En 2022, les rejets d’arsenic de la fonderie s’établissaient à 73 nanogrammes (ng) par mètre cube (m3). La concentration moyenne d’arsenic dans l’air en 2025 mesurée par la fonderie a diminué pour s’établir à 40,9 ng/m3, selon les données enregistrées à la station légale Horne, dans le quartier Notre-Dame. 

Malgré les améliorations, les rejets d’arsenic demeuraient, en 2025, 13,6 fois plus élevés que la norme provinciale.