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La nation anishnabe s’oppose au projet Novador sur son territoire ancestral
Le chef de la première nation anishnabe de Lac-Simon, Lucien Wabanonik, et des membres de la communauté se sont rendus sur le site du projet minier Novador pour exiger l’arrêt des travaux, à Val-d’Or, le lundi 25 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Photo fournie par Pascal Deslauriers, SEIZE03 Des membres de la nation anishnabe de Lac-Simon ont exigé et obtenu, lundi, l’arrêt des travaux d’une mine à ciel ouvert en Abitibi-Témiscamingue.
Des membres de la communauté se sont rendus sur les lieux du projet Novador, à proximité de Val-d’Or, pour remettre aux travailleurs sur place une sommation de cesser toutes les activités.
Dans cette lettre, le chef de la Première Nation, Lucien Wabanonik, plaide que les travaux de la compagnie Fresnillo se déroulent sans le consentement de la communauté, alors qu’elle «a exprimé son opposition claire et sans équivoque à ce projet».
Le projet de mine d’or, qui était auparavant développé par Probe Gold, a été acquis par la minière mexicaine Fresnillo en janvier dernier. M. Wabanonik rappelle qu’il est situé sur le territoire ancestral Anishnabe Aki de la nation, ce que la compagnie reconnaît dans différents documents sur le projet.
De son côté, l’entreprise dit être «sensibles à la position exprimée par la nation». La directrice des relations avec les communautés et du développement durable, Chantal Dancose, indique dans un courriel à La Presse Canadienne que «des démarches d’échange et d’information ont été réalisées auprès de différents acteurs du milieu, incluant la communauté de Lac-Simon» dès le début du projet.
Elle dit souhaiter poursuivre ces échanges de manière constructive avec la communauté.
«Nous sommes ouverts au dialogue, mais pas à un processus où les décisions sont déjà prises et où les travaux avancent malgré notre opposition», prévient pour sa part le chef Wabanonik dans un communiqué.
Il accuse également le ministère des Ressources naturelles et des Forêts du Québec d’avoir délivré des autorisations «pour des travaux d’exploration à impacts», sans avoir obtenu le consentement de la nation.
«Le gouvernement du Québec ne peut pas autoriser des travaux sur notre territoire comme si notre nation n’existait pas. Notre opposition est connue. Nos préoccupations sont sérieuses. Notre consentement n’a pas été obtenu», affirme le chef Wabanonik.
Le ministère n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de La Presse Canadienne.
Le projet Novador prévoit des exploitations en surface et souterraines qui mèneraient à l’extraction de 15 500 tonnes à 19 200 tonnes de minerai par jour pendant une durée d’exploitation de 14 ans, selon les documents déposés par Probe Gold au ministère.