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Fonderie Horne | une entente est toujours à portée de main selon la CSN
Courtoisie Selon la CSN, une entente est toujours possible entre le gouvernement du Québec et Glencore pour sauver la fonderie Horne de Rouyn-Noranda et assurer la production de cuivre au Canada.
Le syndicat affirme avoir appris que des discussions ont eu lieu avec le cabinet du premier ministre François Legault. La CSN précise que M. Legault avait fait savoir qu’il était prêt à devancer d’un an le processus d’autorisation environnementale. Un état de fait qui permettrait de voir les critères exigés à long terme «afin d’amortir les investissements de 1 G$ – dont 300 M$ pour des raisons environnementales -, qui étaient prévus par Glencore avant l’annonce, cette semaine, d’arrêt des investissements ».
« Il doit y avoir moyen de fixer un seuil pour l’arsenic avec des échéanciers réalistes en fonction des travaux nécessaires et de prévoir un nombre d’années suffisant pour qu’on ne revive pas la saga actuelle dans un avenir rapproché et qu’on lève enfin l’incertitude actuelle », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette dernière demande une rencontre d’urgence avec le premier ministre Legault, qui est aussi responsable de la région, pour aider à sécuriser les emplois en jeu et rassurer la population de l’Abitibi-Témiscamingue.
« On demande au gouvernement du Québec et à Glencore de se parler à nouveau et de faire un compromis acceptable pour le bien des travailleuses et des travailleurs et pour le bien de notre région. Il faut trouver une norme qui ne soit ni idéaliste ni laxiste. Il y a des gars qui ne dorment plus, il y a des arrêts de travail, ça devient dangereux. Ça ne peut plus durer ! », indique le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda-CSN, Shawn Smith.
« On sait qu’un comité interministériel est en place pour le dossier de la Horne – comité dont fait notamment partie le ministre Jean Boulet. On souhaite que notre région et notre premier ministre puissent bénéficier de tout l’appui interne nécessaire pour aboutir enfin et rassurer la population locale quant aux emplois et à la modernisation de l’usine », répète le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN, Félix-Antoine Lafleur.
Le syndicat rappelle que cette épée de Damoclès sur la fonderie, seule productrice de cuivre au Canada, survient au moment où le gouvernement fédéral veut mettre en place un programme d’achat canadien. « On se demande si le gouvernement canadien a les moyens et l’intérêt d’aider à régler le dossier de la Fonderie Horne pour qu’on puisse continuer d’acheter du cuivre canadien. C’est toujours le silence du côté d’Ottawa, malgré nos appels précédents », réitère Kevin Gagnon, président de la FIM-CSN.
Il ajoute que les deux gouvernements doivent rapidement se concerter et utiliser tous les moyens pour régler ce dossier.