«Si les gens se rassoient à la table, il y a moyen de trouver des compromis acceptables pour l’économie, la santé et l’environnement» -Eric Beaupré, président de la CCIRN

Michel Scarpino | 3 février 2026 | 15:35
Courtoisie

Pour le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, Éric Beaupré, le milieu vit énormément d’inquiétude à la suite de la décision de Glencore de mettre sous arrêt ses investissements à sa fonderie Horne.

Le président de la CCIRN relève également un manque de leadership de la part du gouvernement Legault, lui qui estime que c’est au gouvernement et à Glencore de régler la situation, puisqu’il faut concilier des aspects environnementaux, sociaux, de santé et d’économie.

Éric Beaupré s’inquiète puisqu’il s’agit de la seule entreprise qui transforme le cuivre au Canada. Une fermeture serait catastrophique pour l’approvisionnement en cuivre au pays, soutient-il.

Une concertation pourrait voir le jour, mais on n’est pas encore rendu là, a fait savoir M. Beaupré.

De l’espoir

Le fait que les dirigeants de la fonderie aient affirmé que la situation serait évaluée au cours des prochains mois permet de nourrir encore de l’espoir. «Si les gens se rassoient à la table, il y a moyen de trouver des compromis acceptables pour l’économie, la santé et l’environnement», a conclu Eric Beaupré.

Le maire Gilles Chapadeau

Le maire de Rouyn-Noranda, Gilles Chapadeau, trouve déplorable que le gouvernement du Québec et Glencore ne soit pas parvenus à une entente.

Celui-ci a relevé que Rouyn-Noranda célébrait son 100e cette année alors que la fonderie compte 99 ans d’existence, ce qui prouve, selon lui, que la cohabitation est possible à la condition que des investissements rapides soient effectués.

«Pour la santé de notre population, comme pour notre vitalité économique, il faut des investissements dédiés à l’amélioration de la performance environnementale de l’entreprise, au maintien des emplois et à la poursuite des travaux en lien avec la relocalisation des citoyens de la future zone tampon. Je ne baisse pas les bras, je suis convaincu qu’une issue est encore possible», a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.