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«Québec vient de signer l’arrêt de mort de la filière du cuivre au Québec par son inaction» – le syndicat des Métallos
Photo Depositphotos Le syndicat des Métallos a réagi à l’annonce de l’arrêt des investissements de la multinationale Glencore à la fonderie Horne et à l’affinerie de Montréal-Est.
Le mouvement syndical fustige le gouvernement du Québec, affirmant qu’il signe l’arrêt de mort de la filière du cuivre au Québec.
«En pleine guerre commerciale, alors qu’on se bat pour garder nos jobs, le gouvernement du Québec vient de signer l’arrêt de mort de la filière du cuivre au Québec par son inaction. C’est 1000 emplois directs et environ 3000 emplois indirects qui seront détruits dans la prochaine année en Abitibi et à Montréal-Est, en raison de l’incapacité à trouver une solution pour assurer la pérennité de la filière du cuivre. Ce gouvernement manque de courage politique et ce sont encore une fois les travailleur.euse.s qui vont en payer le prix », tonne le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.
Plus tôt mardi, Glencore avait annoncé l’arrêt de son programme de modernisation pour se conformer aux exigences gouvernementales en lien avec l’émission de polluants. Cette exigence chiffrait à 15 ng/m3 d’arsenic ces émissions de polluants dans l’air de Rouyn-Noranda.
Le syndicat a rappelé que les activités vont se poursuivre dans l’état actuel des choses mais il n’y aura pas de nouvel investissement. On pense que les usines de Rouyn-Noranda et de Montréal-Est risquent de fonctionner encore jusqu’à l’été 2027, soit au moment où la fonderie ne serait plus conforme aux nouvelles normes s’il n’y a pas d’investissement réalisé.
« C’est extrêmement triste, parce qu’une piste d’atterrissage réaliste et raisonnable était en vue, ce qui aurait permis de faire passer le niveau d’émission maximal de 45 à 15 ng/m3, un niveau acceptable pour préserver la santé de la population. Mais les tergiversations du gouvernement à assurer l’avenir à long terme de la filière du cuivre ont refroidi la multinationale dans ses projets d’investissements. Un plan de démobilisation comme ça, alors qu’il y a déjà un exode des travailleur.euse.s, ça va vider les usines. On ne peut pas jouer avec la vie du monde comme ça », s’attriste Nicolas Lapierre.
Le syndicat a précisé le gouvernement et Glencore de reconsidérer leur position et d’entreprendre à nouveau des pourparlers.
« Il n’est plus minuit moins une, mais bien minuit et quart. Nous allons continuer de nous battre pour protéger les emplois et nous serons présents pour accompagner les membres dans cette épreuve difficile. Le gouvernement du Québec devrait se réveiller et réaliser l’ampleur du gâchis qui est en train de se produire. Ce sont de bons emplois, qui font vivre des milliers de familles, qui sont en jeu », fait valoir le président de la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie de cuivre de Montréal-Est, Stéphane Côté.