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«C’est le temps ou jamais de mettre en place les conditions gagnantes pour une usine plus propre qui va produire du cuivre pendant plusieurs décennies encore» – la CSN
Courtoisie Pour la CSN, l’annonce de l’arrêt des investissements de Glencore à sa fonderie Horne de Rouyn-Noranda démontre que rien n’est finalisé et que le dossier traîne.
La centrale syndicale affirme que sans investissement, l’usine fait face à une mort programmée parce qu’il ne parviendra jamais à ces objectifs environnementaux ni à moyen ni à long terme.
Le syndicat a rappelé qu’il avait récemment demandé au premier ministre François Legault, qui est aussi responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, de conclure une entente à long terme avec Glencore.
« La CAQ se dit le parti des régions. C’est le temps ou jamais de le prouver et de mettre en place les conditions gagnantes pour une usine plus propre qui va produire du cuivre pendant plusieurs décennies encore. On a besoin des emplois et on a besoin du cuivre », insiste la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette dernière a d’ailleurs demandé à rencontrer le premier ministre Legault – ou le bon interlocuteur gouvernemental – pour enfin lever l’incertitude qui plane sur la région dont il est le responsable.
« Le suspense a assez duré. L’annonce de Glencore aujourd’hui nous fait mal avec son plan de démobilisation. Il y a déjà une grande difficulté de recrutement à l’usine. Tout le monde sait qu’il faut de la clarté à long terme pour investir des centaines de millions, pourquoi le gouvernement n’est pas capable de la donner », ajoute le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda-CSN, Shawn Smith.
La CSN estime que l’arrivée de Benoît Charrette au ministère de l’environnement après le départ de Bernard Drainville n’aide pas à régler ce dossier rapidement.
«On sait qu’un comité interministériel est en place pour le dossier de la Horne – comité dont fait notamment partie le ministre Jean Boulet. On souhaite que notre région et notre premier ministre puissent bénéficier de tout l’appui interne nécessaire pour aboutir enfin et rassurer la population locale quant aux emplois et à la modernisation de l’usine », indique le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN, Félix-Antoine Lafleur.
Finalement, la CSN rappelle que tout cela survient au moment où le gouvernement Carney tente de mettre en place un programme d’achat canadien dans le contexte où la fonderie Horne est la seule productrice de cuivre au Canada. « On se demande si le gouvernement canadien aurait les moyens et l’intérêt d’aider à régler le dossier de la Fonderie Horne pour qu’on puisse continuer d’acheter du cuivre canadien », ajoute Kevin Gagnon, président de la FIM-CSN. Ce dernier reconnaît qu’il s’agit d’abord d’un dossier québécois, mais il est également d’intérêt canadien. « C’est important que les deux gouvernements se concertent rapidement pour régler ce dossier et sécuriser les emplois », conclut Kevin Gagnon