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L’achalandage dans les urgences atteint un sommet depuis Noël
LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Le taux d’occupation sur civière dans les urgences du Québec ne s’amenuise pas. Il s’élevait à 143 % mardi après-midi, soit l’un des achalandages les plus élevés, jusqu’à présent, depuis Noël. Le taux d’occupation lundi était aussi très important, avec une moyenne de 134 %, selon Index Santé.
Bonne nouvelle toutefois pour la saison de la grippe: le pic de la transmission de l’influenza a été atteint la semaine du 27 décembre où plus de 6500 cas d’influenza avaient été testés positifs, selon les résultats de détection des virus respiratoires des laboratoires hospitaliers, que reçoit le Laboratoire de santé publique du Québec. Les plus récentes données (semaine se terminant le 3 janvier) affichent 5317 tests positifs à l’influenza.
Parmi les régions avec les urgences les plus achalandées dans les hôpitaux du Québec, on notait mardi en début d’après-midi Montréal avec un taux de 164 % d’occupation sur civière; Lanaudière à 166 %; Chaudière-Appalaches à 167 %; les Laurentides à 182 %; ainsi que Laval à 186 %.
La région la plus en difficulté semble cependant être l’Outaouais, qui affichait un taux d’occupation sur civière de 184 % mardi après-midi, soit dix points de pourcentage de moins qu’en avant-midi. Lundi aussi, la région avait des taux qui frôlaient les 200 %.
Le Centre multiservice de santé et de services sociaux de Témiscaming-Kipawa, l’hôpital de Val-d’Or et l’hôpital d’Amos affichaient des taux respectifs D’occupation de leurs urgences de 200%, 145% et 129%, mardi, en milieu d’après-midi. Pendant ce temps, le Centre multiservices de santé et de services sociaux de La Sarre, de Ville-Marie et l’hôpital de Rouyn-Noranda montraient des taux d’occupation de 80%, 40% et 75%.
L’exode de médecins de famille qui s’est produit dans le contexte de l’adoption de la loi 2 du gouvernement Legault a des répercussions sur l’achalandage dans les urgences. Même si une entente de principe a été conclue avec les omnipraticiens, certains sont partis pratiqués en Ontario, qui partage une partie de sa frontière avec l’Outaouais.
«Pour la première ligne, ça a eu des effets pour l’Outaouais, où on a des médecins de famille qui ont quitté», expliquait en entrevue avec La Presse Canadienne, la semaine dernière, Véronique Wilson, directrice générale Coordination, accès, services intégrés d’urgence et de première ligne à Santé Québec.
«Donc il y a moins de capacité en première ligne actuellement pour voir des usagers, ce qui peut expliquer en partie la problématique dans nos urgences, notamment pour Hull et Gatineau, où c’est plus difficile d’avoir un rendez-vous avec un médecin de famille actuellement», disait-elle.
Mardi après-midi, les régions du Québec qui avaient les plus bas taux d’occupation aux urgences étaient le Saguenay-Lac-Saint-Jean à 83 %; le Bas-Saint-Laurent à 83 %; l’Abitibi-Témiscamingue à 105 %; et Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine à 107 %.
Le Centre multiservice de santé et de services sociaux de Témiscaming-Kipawa, l’hôpital de Val-d’Or et l’hôpital d’Amos affichaient des taux respectifs d’occupation de leurs urgences de 200%, 145% et 129%, mardi, en milieu d’après-midi. Pendant ce temps, les Centres multiservices de santé et de services sociaux de La Sarre, de Ville-Marie et l’hôpital de Rouyn-Noranda montraient des taux d’occupation de 80%, 40% et 75%.
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La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique.
Texte écrit avec la collaboration de Michel Scarpino pour la portion sur l’Abitibi-Témiscamingue.